Cette semaine dans Lysistrata on vous parle d’une décision potentiellement inquiétante à l’ONU, d’une décision déjà préoccupante dans le monde du sport et d’une décision qui fait débat.
Sur les réseaux sociaux, un homme se plaint de la présence d'œstrogènes dans les pilules contraceptives féminines, qui finiraient dans l'eau du robinet, ce qui est "très mauvais pour votre masculinité". Outre l'aberration scientifique, cette vidéo montre une certaine victimisation des hommes face aux femmes. Les fameux "mascus à la sauce ouin-ouin".
Les mouvements féministes ironisent en parlant de "male tears" (larmes du mâle). On vous rassure tout de suite, ce ne sont pas de vraies larmes, mais bien un bon gros sanglot de crocodile. On vous expliquait récemment, le masculinisme découle d'une crise de la virilité à travers laquelle certains se victimisent. Selon une étude récente du King's College de Londres et l'Ipsos, 46 % des répondants (23 000 personnes dans 29 pays) estiment que les progrès sur l'égalité des genres discriminent les hommes. Pas de panique ! Pour lutter, la journée internationale de l'homme qui veut "mettre en lumière les domaines dans lesquels les différences homme-femmes les désavantagent" existe.
En attendant, on voulait remettre un prix spécial du ouin-ouin à Harvey Weinstein qui, dans une interview huit ans après le mouvement #METOO, explique - après s'être plaint de ses dures conditions de vies derrière les barreaux - avoir été victime de femmes ayant porté plainte contre lui pour viol et agression sexuelles "surtout parce qu’il y a de l’argent en jeu". Attention, Harvey assume avoir "été insistant ou trop séduisant". Son pire crime selon lui ? Surement d'avoir été infidèle. Petite idée pour une prochaine pancarte de manif : "Harvey à la sauce ouin-ouin".
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