Cette semaine dans Lysistrata on vous parle parité, coupes budgétaires ou encore d’une fête pas comme les autres. Mais surtout, cette semaine, on vous dévoile notre nouvelle charte graphique ! Bonne lecture.
Dans deux mois auront lieu les élections municipales. Ces élections montrent certaines limites dans leur réglementation. Notamment avec l'extension de la loi sur la parité des listes électorales aux élections municipales dans les communes de moins de 1000 habitants. Si sur le papier, tout est beau - ce n'est pas nous qui allons nous opposer à plus de parité - en pratique, ce n'est pas la même histoire.
Dans un article de Ici Hauts-de-France, divers élus témoignent d'une "mise en place trop prématurée". Avoir une liste paritaire, c'est une chose. Trouver des candidates, c'en est une autre. Pour Stéphanie Gillet-Dumau, maire sortante de Merlieux-et-Fouquerolles dans l'Aisne et candidate aux élections 2026, les refus qu'elle essuie de la part des femmes s'expliquent par "le manque de temps, les contraintes professionnelles et les enfants".
Si cette nouvelle règle part d'un bon sentiment, sa mise en place est plus complexe. Pour permettre aux femmes de s'engager sur les listes municipales, il faudrait avant tout travailler sur leur inclusion dans la société. Surtout quand les femmes vivant en zones rurales sont plus freinées dans leur carrière, acceptant souvent des emplois précaires et prenant en charge les tâches ménagères et la garde des enfants. Ajoutons à cela l'autocensure professionnelle dont sont victimes les femmes. Peut-être qu'avant de travailler la parité au niveau municipal, il serait bon de commencer par déconstruire les stéréotypes qui commencent dès la cour de l'école ?
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