Cette semaine dans Lysistrata on vous parle de la situation préoccupante en Syrie pour les femmes et les filles, d'un livre essentiel et de l'anniversaire d'une femme invisibilisée. Bonne lecture !
On aurait aimé un poisson d’avril. Le 1ᵉʳ avril, le député Éric Coquerel (LFI) a rendu publique une lettre adressée au ministre des Comptes publics, David Amiel. Il y dénonce un possible financement public indirect du collectif d’extrême droite Némésis.
L’inquiétude ? Le collectif fémonationaliste s’est auto-déclaré “d’intérêt général” via son association mère Féminines & Féministes.
La conséquence ? Ses soutiens peuvent défiscaliser leurs dons à hauteur de 66 %, offrant au mouvement identitaire un financement public déguisé.
Le problème ? L’article 200 du Code des impôts dispose que l’intérêt général repose sur une mission “caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel, ou concourant à l’égalité entre les femmes et les hommes”. Or, si Féminines & Féministes se dit engagée contre les violences faites aux femmes, Némésis ne vise qu’un type d’agresseur : ceux d’origine étrangère.
Il suffit de voir la manière dont Alice Cordier, sa présidente, interpelle ses soutiens : “Vous aussi, vous en avez marre que l’argent de vos impôts serve à financer l’arrivée massive des migrants, les transitions de genre et la construction de mosquées ?” Sous couvert de féminisme, Némésis diffuse un discours raciste et xénophobe, incompatible avec l’idée d’intérêt général.
En février, le collectif était notamment escorté par un “service d’ordre” néonazi avant l'affrontement contre des militants antifascistes à Lyon, d'après une enquête des médias StreetPress et Reflets. Affrontement qui a abouti au décès de Quentin Deranque.
Averti par un article de Libération, Éric Coquerel attend désormais la réponse de l’administration fiscale.
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