Un sacré business
Nous l’attendions avec impatience. Enfin un média d’investigation, un vrai. L’Infiltré, le dernier-né des médias de la sphère Bolloré, entend dire la vérité face aux investigations « d’extrême gauche » menées par Mediapart ou le Canard enchaîné. À sa tête, une équipe formée d’Erik Tegnér, chroniqueur pour CNews et Europe 1, Jules Torres, rédacteur au Journal du dimanche, et Gauthier Le Bret, disciple de Pascal Praud sur CNews. N’en dites pas plus.
Le 29 septembre sort donc le premier torchon et, à la Une, dans un petit encadré, le média dénonce « le business juteux du féminisme militant ». Ça donne envie de découvrir celles qui se font de l’argent autour de l’égalité des genres ! En se rendant sur les réseaux sociaux, la journaliste Lauriane Bernard nous explique ce qu’elle a découvert.
Selon elle, la loi intégrale contre les violences faites aux femmes, examinée à l’Assemblée nationale, va ouvrir la voie à de nombreux contrats pour des formations réalisées par des entreprises privées. Caroline De Haas est notamment la cible de son article. Son agence de conseil Egaé est spécialisée dans les formations contre les violences sexuelles. Depuis plusieurs années, les méthodes de cette femme sont dénoncées par des médias : Causeur en 2020, Le Point, Le Figaro ou Marianne en 2021. Pas de nouveauté ou de découverte faite par L’Infiltré. Au-delà du cas de cette agence, on aimerait en savoir plus sur le fameux « marché qui s’est développé derrière la lutte contre les violences sexuelles », comme le dit Lauriane Bernard. Qui vole de l’argent en défendant les droits des femmes et des filles ? Et pourquoi faire ? Les subventions baissent chaque année et les derniers baromètres de la Fondation des femmes sur la situation des associations sont alarmants. Alors, qui ciblez-vous pour faire du « business juteux » ?
...
