L’égalité a-t-elle des critères ?
Enfin une bonne nouvelle : la FIFA a annoncé que, pour la préparation de la Coupe du monde 2027 au Brésil, les équipes nationales féminines allaient recevoir le même montant que les masculines cet été. Une avancée qui concerne donc l’égalité entre le football masculin et féminin. Mais, en me renseignant sur les rémunérations des joueuses après cette annonce, une autre question m’est venue : et l’égalité entre les joueuses elles-mêmes ? Pourrait-on imaginer une liste de critères qui rendraient une joueuse plus « commerciale » qu'une autre ?
Je ne vous parle pas là de différence de salaire entre les joueuses ou de prix de transfert d'un club à un autre, mais bien de critères restrictifs qui limitent fortement le nombre de joueuses pouvant espérer percevoir un salaire élevé. Il s'agit de la règle des « joueuses à fort impact » de la Ligue nationale de football étasunienne, la NWSL. La NWSL a introduit cette règle, dite « règle Rodman », en décembre 2025 pour permettre aux clubs de dépasser le plafond salarial, seulement pour les joueuses remplissant l'un des huit critères exigés. Parmi eux, on retrouve, par exemple, le fait de figurer dans le top 30 du vote du Ballon d’or féminin au cours des deux dernières années. En tout, seulement une petite centaine de joueuses cochaient au moins un des critères. Heureusement, la NWSL a entendu raison et a supprimé, la semaine dernière, ces critères invraisemblables dans un accord passé avec l’Association des joueuses de la NWSL. À partir du 1er janvier 2027, les clubs pourront désigner n’importe quelle joueuse comme « joueuse à fort impact », à condition que son salaire soit égal à au moins 12 % du plafond salarial de base. La ligue peut également fixer une limite au nombre de joueuses HIP par club. Une décision plus que bienvenue dans un monde où l’égalité semble soumise à certains critères de mérite.
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